Bapt√™me de doucheūüöŅ au seau, apr√®s 3 jours de bivouac en brousse sans se laver...





[...]


Une fois les estomacs remplis, nous avons pris possession de nos "chambres/murs en pierres avec salle d'eau individuelle" siouplé.

Dans ce campement, il y a trois sortes de cases construites suivant des techniques traditionnelles différentes (rappelant assez les maisons des trois petits cochons...) : les cases/murs en bambous sont de tradition Mandingue, les cases/murs en pierres sont de tradition Bassari, et les cases sur pilotis sont de tradition Peul.

J'espérais qu'on puisse avoir les fameuses cases sur pilotis, mais cette petite déception a vite été balayée par l'option "salle d'eau individuelle". La promesse d'avoir un peu d'intimité pour se laver à l'abri des regards indiscrets...

On prend nos sacs et on se répartit les cases : après d'intenses négociations, Estelle et Anthony consentent à être ensemble puisqu'on n'aura pas à dormir sous une tente en pleine nature au milieu des animaux sauvages.

Pas plus t√īt ont-ils jet√© leurs affaires par terre qu'ils nous rejoignent dans notre chambre et s'√©croulent sur le lit.

Pendant ce temps, Philéas tente d'ouvrir la porte au fond de la case pour sortir faire un tour à la salle d'eau et surtout aux toilettes. On l'entend rire quand il découvre l'endroit. En revenant, il dit : C'est bien aéré. Je sens qu'on va rire ce soir ! La mère va adorer la "douche" ! Il n'y a pas de robinet...
Je déchante : C'est-à-dire ???? Comment ça il n'y a pas de robinet ?
Je vais, de ce pas, constater par moi-même, et là, les bras m'en tombent.

En sortant de la chambre, j'atterris √† l'ext√©rieur dans une courette de graviers emmur√©e et couverte d'un toit en chaume. C'est tr√®s bucolique ! Il n'y a rien d'autre qu'une corbeille pour la poubelle et une vasque √©br√©ch√©e avec un miroir. Je constate qu'il n'y a effectivement pas de robinet, seulement une timbale en m√©tal. 
A c√īt√© de cette courette, il y a une autre "pi√®ce" carrel√©e o√Ļ je ne vois qu'un wc dans un premier temps. En y acc√©dant, je d√©couvre, sur le droite, deux seaux d'eau l√©g√®rement terreuse align√©s sur une √©tag√®re toute de guingois (faite de b√Ętons de bois) suspendue √† deux bouts de ficelle nou√©s √† la charpente. Par terre, dans l'angle √† gauche, je vois une bonde d'√©vacuation ; il n'y a ni robinet, ni tuyau, mais j'en d√©duis qu'il ne peut s'agir que du coin "douche". C'est juste devant les chiottes, donc c'est pratique pour se laver les pieds pendant qu'on tr√īne sur la cuvette !!! Je comprends alors, un peu catastroph√©e, qu'il n'y a pas d'eau courante. Pour se laver, comme pour "tirer" la chasse, il faut aller chercher de l'eau au puits avec les seaux pos√©s l√†. Je r√©alise que ma d√©livrance sanitaire passera donc obligatoirement par une douche au seau, exercice que je n'ai absolument jamais pratiqu√© auparavant ! Estelle et Anthony non plus d'ailleurs, et ils se marrent en voyant la t√™te que je tire...

Comme dit Papa, je vais rire (jaune) ce soir... Ce sera une premi√®re pour moi la douche au seau !!!! Par contre, √† mon avis, deux seaux, √ßa ne me suffira jamais vue l'√©tendue des d√©g√Ęts. On fait comment pour en demander d'autres ?

Je mandate Philéas pour aller se renseigner dehors. Il réussit à trouver quelqu'un dans les parages et revient avec le précieux mode d'emploi :
- un mec m'a expliqué qu'il suffit de poser le seau vide devant la porte et quelqu'un va nous le remplir au puits.
- ah ouais, c'est cool. Mais bon, connaissant le temps de r√©activit√© locale,  faut pas √™tre dans l'urgence car il ne va pas y avoir un mec post√© devant la case en permanence. On va d√©j√† mettre devant la porte le seau qu'on a vid√© pour les wc. Et on va quand m√™me aller voir o√Ļ est ce puits, qu'on puisse se d√©brouiller seul ce soir !!! 
- bon, ok. Mais maintenant il faut y aller car c'est d√©j√† 4h et il y a un peu de marche jusqu'√† la cascade. 
- pitié Papa, faut encore marcher pendant des heures ?
- non, pas des heures. Prenez maillot et serviette, on pourra se baigner là-bas.

Nous posons notre seau vide devant la porte en sortant et nous nous mettons aussit√īt en chemin pour aller √† la cascade de Dind√©f√©lo √† environ 2 kms du village.














 [... au retour de la balade ...]


[...]



Moi, pour le moment, je ne rêve que d'une seule chose : pouvoir me laver ! C'est l'urgence sanitaire (pour ne pas dire humanitaire) absolue !!!
Arrivés au campement, je presse le pas et me précipite vers notre case. Devant la porte, le seau vide, laissé en partant, a été rempli. Philéas a repéré le puits pour aller au ravitaillement pendant les opérations de décapage. Tout se présente bien. La délivrance est imminente ; reste plus qu'à me lancer avec enthousiasme dans cette nouvelle épreuve inédite de notre Iwol Express : la douche au seau.

bon, désolée mais j'y vais en premier ! Là, tout de suite, je ne sais pas comment je vais procéder pour défier les lois de la gravité, mais je vais être créative et m'adapter, comme toujours. Il faut bien une première fois à tout...

Phil√©as (qui, √©videmment, ma√ģtrise la douche au seau, mais pas les subtilit√©s de la toilette f√©minine) commence √† se moquer de moi. Estelle et Anthony rigolent, ils pressentent qu'ils vont √™tre au spectacle. Du coup, ils veulent absolument rester et attendre dans notre chambre pendant la manŇďuvre.
《 - Maman, s'il-te-pla√ģt, on reste sur le lit. Promis, on te laisse tranquille !!! On ira se laver apr√®s. Papa a dit qu'il viendra nous aider aussi pour porter le seau trop lourd. 
- bon, ok, ok ! Allez, au boulot. 》

Ne pouvant attendre une minute de plus, je prends ma serviette, ma trousse de toilette, du linge propre et me rue au "patio-salle-d'eau". Philéas, le seau plein à la main, me suit en ricanant. Estelle et Anthony s'affalent sur le lit en étouffant un fou rire.
Je suis tellement obnubilée par l'appel de la flotte que je zappe complètement mon incontournable rituel : passer l'endroit au crible pour vérifier qu'il n'y ait aucune bestiole indésirable qui se soit incrustée sous la paillote ouverte aux quatre vents. Le lieu est pourtant extrêmement propice aux invités de ce genre. Mais tant pis, je prends le risque !!!

La manŇďuvre va donc consister √† me laver en ext√©rieur, mais (√† peu pr√®s) √† l'abri des regards indiscrets des locaux, curieux d'apercevoir une toubab √† poil. Il y a du passage derri√®re le mur, on entend trafiquer et parler. Mais bon.... ils ne peuvent voir que le haut de ma t√™te d√©passer, donc je m'en accommoderai. Et puis √† ma grande surprise, je trouve que c'est plut√īt agr√©able dehors sous cette paillote.


Premi√®re √©tape : le mouillage initial (de la b√™te en sueur). 
Va falloir la jouer serr√© et bien calculer son coup. Il n'y a que deux seaux √† disposition, dont l'un d√©j√† vid√© aux trois-quarts pour les wc. Je n'ai aucune id√©e de la quantit√© d'eau dont je vais avoir besoin. Je d√©cide donc de commencer avec parcimonie en utilisant la timbale que je plonge dans le seau, puis je me verse avec empressement l'eau sur la nuque et le dos. Je pousse un cri de surprise lorsque je sens √† quel point elle est gel√©e ! C'est le choc thermique au contact de ma peau en surchauffe. J'entends aussit√īt Estelle et Anthony derri√®re la porte qui s'√©croulent de rire. Je leur crie :
Heureusement que vous m'aviez promis de rester tranquilles sur le lit tous les deux !!!!

Je plonge à nouveau la timbale et m'asperge un bras. Je replonge la timbale délicatement pour éviter au maximum que la terre en suspension, qui s'est déposée au fond du seau, ne se mélange à l'eau. Fidèle à moi-même, je bascule en mode sarcastique :
J'ai l'impression d'√™tre un poulet r√īti qu'on arrose de son jus dans le four ! Je me mouillerais √† la louche que ce serait aussi (in)efficace... Vu la taille de la timbale, et vu ma surface corporelle, √† ce rythme-l√†, je ne suis pas rendue !!!

Alors, pour me simplifier les choses, Philéas me propose de me soulever le lourd seau pour me le verser progressivement dessus. J'accepte volontiers et m'accroupis pour lui éviter d'avoir à lever trop haut.
《 - Doucement hein !!! D'abord parce qu'elle est vraiment tr√®s fra√ģche ; √ßa fait du bien, mais sur le coup c'est un peu trop vivifiant. Ensuite parce qu'on va t√Ęcher d'√™tre √©conome, √ßa t'√©vitera d'aller au puits.
- non mais déjà, j'irai récupérer les seaux dans la case des gosses, et je mettrai les vides devant leur porte. On gagnera du temps.

Heureusement qu'il est là mon Philéas ! A deux, c'est effectivement beaucoup plus simple. Mais survient pour moi l'inévitable casse-tête de l'arrosage efficace des zones féminines moins accessibles...
《 - Maintenant, va vraiment falloir que tu m'expliques comment tu arrives √† d√©fier les lois de la gravit√© toi. L'eau, forc√©ment √ßa tombe et coule direct. Jusqu'√† preuve du contraire, √ßa ne remonte pas.
- Tu dois bien être la seule femme au monde à ne pas savoir te laver sans un pommeau au bout d'un flexible de douche !
- oui ben excuse-moi de pas être assez habile, mais à moins de faire le poirier, je vois mal comment procéder pour ressusciter la moule qui crie au secours !!!

Estelle et Anthony sont en apnée, l'oreille collée derrière la porte, de plus en plus morts de rire. Il ne manquerait plus qu'ils nous fassent une syncope.
Rigolez bien les deux là-bas !!!! On verra comment vous allez vous débrouiller quand ce sera votre tour !!!!!

Philéas ricane aussi en douce...
《 - T'as qu'√† te tremper carr√©ment dans le seau !
- mais t'es dégueulasse, je vais pourrir toute l'eau !!! Et puis de toute façon, le seau n'est pas assez large ni assez plein !!! Non, allez, c'est bon, aux grands maux les grands moyens. Le moment de honte sera vite passé.

Je me positionne sur la bonde d'évacuation. Je remplis une timbale d'une main et, tant bien que mal, je fais asperseur avec l'autre main. Un sketch... Le fou rire me prend à mon tour. Cette technique système D n'est pas idéale, mais fera l'affaire.


Deuxi√®me √©tape : le savonnage (d√©couennage/d√©capage des couches de crasse accumul√©es depuis 3 jours). 
L√†, temp√™te sous un cr√Ęne : sans tremper ma savonnette dans le seau d'eau "propre" pour ne pas la souiller, comment vais-je r√©ussir √† la faire mousser entre mes mains tout en y versant de l'eau pour qu'elle mousse justement ? Me sentant de nouveau pas d√©gourdie du tout, j'√©clate de rire. Phil√©as, toujours bienveillant et fort de son exp√©rience, avec une patience √† toute √©preuve, se risque √† me sugg√©rer une m√©thode :
t'as qu'à la faire mousser dans une seule main pendant que de l'autre tu verses un peu d'eau.....
Ben pardi, ça tombe sous le sens ! Je m'exécute, mais la savonnette me glisse instantanément de la main et atterrit par terre. Je la récupère "panée" de tout ce qu'elle a ramassé sur le sol...
《  OK.... tout va bien, en plus de moi, j'ai une savonnette sale √† laver maintenant !
Je rattrape la savonnette et la rince avec ma timbale. Comme je n'arrive décidément pas à la tenir d'une seule main, Philéas, dans son extrême bonté, me vient une fois de plus en aide :
《  Allez va, donne-moi ta timbale, je vais te verser l'eau...

Gr√Ęce √† mon Sauveur, le savonnage peut enfin commencer. Je frotte aussi fort que possible, √† la limite de m'entamer la peau. Je r√™ve m√™me carr√©ment d'une gratounette exfoliante (alors que je d√©teste √ßa). Rien que la simple odeur de ma savonnette au citron me donne l'impression d'√™tre un peu moins crade. Sauf que je vais rapidement d√©chanter. Le stock d'eau s'amenuise. Il ne me reste plus que la timbale de pleine. J'en arrive aux zones sinistr√©es "confin√©es", et l√†, c'est la catastrophe ! Le simple contact avec la mousse citronn√©e me provoque une sensation de br√Ľlure insoutenable. Je beugle de douleur. Phil√©as ne comprends pas ce qui m'arrive :
《 - Qu'est-ce qui se passe ?
- oh la vache... √ßa me br√Ľle ! La moule hurle √† la mort « achevez-moi » !!! Vite de l'eau, c'est insupportable !!!
J'attrape la timbale comme une furie, manquant la renverser par terre, et me balance la flotte sur l'incendie √† l'entresol... sauf que dans ma pr√©cipitation, je rate la cible.... (d√©cid√©ment.... moi qui suis plut√īt habile de mes mains en temps normal, il faut croire que la chaleur et la fatigue ont eu raison de ma motricit√© manuelle).
Je t'en supplie, va vite me chercher de l'eau !!! Je vais pas pouvoir supporter ça longtemps !!!!

Philéas prend alors les seaux vides et part en courant chercher ceux de nos petits aventuriers hilares qui, eux, ne perdent pas une miette du "drame" qui se joue. Les villageois, de passage dans la rue derrière le mur, non plus apparemment... J'entends des gosses rire aux éclats. Et moi pendant ce temps, j'attends dans la position du crabe, très inconfortable et acrobatique, mais qui a le mérite de m'éviter au maximum tout contact. Je gémis en serrant les dents.

Phil√©as revient charg√© comme un √Ęne. Il pose un seau et me balance dessus la moiti√© de l'autre d'un coup. L'eau froide atteint la cible du premier coup et √©teint l'incendie...
OUF ça soulage ! Ah non mais vraiment, j'en peux plus là : vive les joies de l'aventure quoi !!! .
Sauv√©e des flammes, je peux terminer les op√©rations de savonnage et passer √† la suite. 


Troisi√®me √©tape : le rin√ßage (de la supplici√©e). 
Apr√®s ces √©motions et ces sensations fortes, nous sommes techniquement au point avec Phil√©as ! Il me porte le seau pour me verser doucement l'eau en cascade pendant que je me rince en mode pub tahiti douche. La couleur du jus marronnasse qui coule est indescriptible...  Le soulagement que je ressens est incommensurable. Je me d√©lecte du bonheur immense de me sentir propre... 

♬ ♪ ♫ ♪♪ ♫ ♬ ♪ ♫ ♪♪ ♫ 
Il en faut peu pour être heureux,
vraiment très peu pour être heureux.
Il faut se satisfaire du nécessaire... Oh oui !
Un peu d'eau fra√ģche et de verdure,
que nous prodigue la nature,
quelques rayons de miel et de soleil...
♬ ♪ ♫ ♪♪ ♫ ♬ ♪ ♫ ♪♪ ♫


Mon baptême de douche au seau aura été un grand moment (de ridicule et d'humiliation) que je ne suis pas prête d'oublier...


C'est au tour d'Estelle et Anthony de passer l'épreuve de l'initiation à la douche au seau. Ils ont mal aux abdos tellement ils ont ri, mais au moins, ça les aura détendus de cette journée harassante... Après cette bonne douche, ils seront requinqués.

Philéas embarque le peu d'eau qu'il reste et accompagne nos joyeux apprentis baroudeurs jusqu'à leur case. Devant la porte, ils y découvrent les seaux vides qui ont été remplis.
Leur patio-salle-d'eau jouxte le n√ītre, je ne vois rien mais je peux tout entendre. Et je ne vais pas √™tre d√©√ßue !!!
Anthony semble beaucoup s'amuser, l'eau fra√ģche ne lui posant pas trop de probl√®me, au contraire.
Quand vient le tour d'Estelle, c'est moins "évident". On l'entend pousser des petits cris stridents car, évidemment, elle trouve que l'eau est froide. Comme ils ont du gel douche, le savonnage ne pose pas de "soucis techniques". Au moment du rinçage, elle rit comme une hyène en suppliant son père de verser doucement. Mais Philéas finit par lui balancer carrément tout le contenu d'un seau d'un coup : j'entends un grand SPLASH accompagné d'un hurlement d'hystérique.
Anthony est écroulé de rire :
《  Vas-y Papa, encore un seau !!! Elle est pas assez rinc√©e...
- ANTHONY t'es un sadique. Je vais te crever !!! 
- Calme-toi Estelle. Bon allez, pendant que tu termines, je vais prendre ma douche moi aussi. On se retrouve ensuite pour manger. .

Derri√®re le mur, l'attroupement de gamins profite toujours du spectacle sonore. Car il faut bien avouer qu'on met l'ambiance ce soir au Campement villageois de Dind√©f√©lo, on ne passe pas inaper√ßu... comme souvent... partout o√Ļ la FOGUES Family passe, la z√©nitude tr√©passe...




[...]


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r√©cit complet de l’int√©gralit√© de notre aventure 
à lire (et regarder) en cliquant sur ce lien goo.gl/QjYKvd


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6 commentaires:

  1. Merci pour ce grand moment de rire �� Ton √©criture permet de bien nous imaginer la sc√®ne, on s’y croirait hahaha !

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  2. Réponses
    1. ahahah
      << Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé n'est absolument pas fortuite mais voulue... puisque tout ce qui est raconté dans ce récit est entièrement VRAI !!! Les trois autres membres de la Fogues Family peuvent en témoigner... >>

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  3. J'adore le récit.
    Pourtant je dois dire que me laver au seau ne m'a jamais semblé compliqué. Lors de mon premier séjour, j'avais besoin d'un seau plein au début puis seulement de 3/4 (ce qui m'arrangeait car je devais me débrouiller totalement seule).
    Et sans lumière et sans véritable porte juste une sorte de couloir desservant trois douches. En tout cas je crois que les douches au seau offre souvent des souvenirs impérissables !

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    1. Merci !
      Pour la lumi√®re, il n'y en avait pas non plus, tout √† la frontale, ce qui entra√ģne parfois des positions surr√©alistes :-).
      Pour l'expérience de la douche au seau : comme souvent, les premières fois sont "laborieuses". Je reconnais que je n'ai vraiment pas été dégourdie sur ce coup-là, et heureusement finalement car je n'aurais pas pu écrire mon récit. Je me suis retrouvée démunie car ce n'était pas ce qui était prévu, on devait dormir dans un autre campement avec une "douche" au départ de l'action, mais on a trouvé porte close en arrivant. Donc plan B et... douche au seau !!! Je pense que je saurai mieux me débrouiller la prochaine fois.

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