Les Gal√°pagos ūüá™ūüá® : √©merveillement garanti ! ūüėć







Il existe sur Terre quelques lieux mythiques nimbés de mystères qui enflamment l'imaginaire.
Des lieux dont la renommée n'est plus à faire mais que l'on ne sait pas localiser précisément sur un globe.
Des lieux qui semblent inaccessibles au commun des mortels.
Des lieux qui √©voquent un petit go√Ľt de paradis perdu au bout du monde.
Des lieux si uniques qu'il est difficile de s'imaginer à quoi ils peuvent bien ressembler en vrai.

L'archipel des GAL√ĀPAGOS est un endroit comme √ßa...

Un endroit dont la richesse et la diversité de sa faune (terrestre et marine) et de sa flore (parcimonieuse) sont si extraordinaires qu'il a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Un endroit essentiellement peuplé d'animaux et d'oiseaux tellement singuliers qu'ils sont à l'origine de la théorie de l'évolution des espèces de Darwin.
Un endroit o√Ļ l'√™tre humain n'est pas per√ßu comme un pr√©dateur par les animaux, √† tel point qu'ils n'en ont absolument pas peur et se laissent ainsi approcher d'extr√™mement pr√®s sans aucun probl√®me !
Un endroit o√Ļ le peu de v√©g√©tation et les paysages volcaniques, aux contrastes de couleurs parfois saisissants, sont si particuliers qu'on pourrait se croire sur une autre plan√®te.
Un endroit o√Ļ la nature brute, primitive peut √™tre d'une telle d√©solation ou d'une telle beaut√© qu'on en reste bouche b√©e.
Un endroit d'une telle splendeur qu'il est surnomm√©, √† juste titre, "les √ģles enchant√©es"...


Si on m'avait dit qu'un jour j'irai aux Gal√°pagos, √† plus de 10000 kms de chez moi, je n'y aurais pas cru une seconde. Et j'aurais eu tort... Car j'ai eu la chance de voir un lieu hors du commun, l'un des plus incroyables endroits sur Terre. Ce n'√©tait que pour quelques jours seulement et sur quelques √ģles √† peine, mais c'√©tait tellement intense que je ne pourrai jamais oublier cette destination o√Ļ l'√©merveillement est garanti !

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PR√ČSENTATION G√ČN√ČRALE

L'archipel des Gal√°pagos est une province de l’√Čquateur (le pays) se situant √† un millier de kms √† l'Ouest des c√ītes √©quatoriennes, √† cheval sur l'√©quateur (la latitude) dans l'oc√©an Pacifique.

Il est devenu ensuite un Parc National, compl√©t√© plus tard par une vaste R√©serve Marine couvrant 133000 km² d'oc√©an et de fonds marins.
Sa superficie terrestre globale est d'environ 8000 km², les terres √©merg√©es se r√©partissant en pr√®s d'une vingtaine d'√ģles (plus ou moins grandes), une quarantaine d'√ģlots ainsi que d'innombrables r√©cifs et rochers (qui ne portent parfois m√™me pas de nom).

La population locale compte un peu plus de 25200 personnes (source : recensement 2015) vivant sur seulement quatre des √ģles :  
- San Cristobal avec la capitale provinciale Puerto Baquerizo Moreno,
- Santa Cruz la plus peuplée, centre névralgique des activités économiques et touristiques,
- Isabela la plus grande des √ģles,
- Floreana la moins peuplée.

L'a√©roport principal, porte d'entr√©e aux Gal√°pagos (via Quito ou Guyaquil en √Čquateur), se partage avec les embarcad√®res et le dock portuaire la petite √ģle Baltra. Il existe un autre a√©roport √† c√īt√© de la "capitale".


Une fois sur place, tous les d√©placements entre les √ģles s'effectuent par voie maritime. Les bateaux mouillent au large, puis il faut embarquer dans un canot type zodiac pour pouvoir atteindre la terre ferme. Suivant les conditions de l'√ģle, les d√©barquements sont alors "mouill√©s" (on saute dans l'eau -plut√īt fra√ģche- pour atteindre la plage √† pied) ou "secs" sur un petit ponton am√©nag√© ou carr√©ment sur les rochers.

Il est bon de savoir que l'on ne se d√©place ni seul ni au gr√© de ses envies sur et vers les √ģles inhabit√©es ! Dans ce sanctuaire fragile (de plus en plus difficile) √† prot√©ger, et surtout de plus en plus victime de son succ√®s, tout y est tr√®s r√©glement√©, (hyper bien) organis√©, surveill√©, contr√īl√©, minut√©, contingent√©, soumis √† restriction... Et c'est tant mieux ! Inutile donc d'envisager ce long, lointain et on√©reux voyage si on ne supporte pas de se plier aux r√®gles strictes et autres consignes drastiques en vigueur en suivant une discipline tr√®s "militaire". Mieux vaut √™tre pr√©venu...





DES √éLES UNIQUES D√ČFIANT LES LOIS DE LA NATURE...


Plusieurs facteurs font des Galápagos une région unique en son genre, véritable laboratoire de l'évolution du vivant, un écomusée à ciel ouvert perdu au milieu du Pacifique.

Tout d'abord, ces √ģles "jeunes" n'ont aucun lien g√©ologique avec le continent am√©ricain. D'origine purement oc√©aniques, elles sont en r√©alit√© les sommets d'une cha√ģne de volcans sous-marins, dont certains encore actifs.
L'archipel d√©rive par ailleurs sur ce qu'on appelle un "point chaud" issu de la convergence de trois plaques tectoniques oc√©aniques : la Nazca, la Cocos et la Pacifique.  
Autant dire que l'ambiance volcanique ne manque pas là-bas !

Ensuite, le plateau sous-marin de l'archipel, situ√© entre 350 et 900 m sous la surface de l'eau, et entour√© d'abysses d√©passant les 3000 m de profondeur, se trouve √† la confluence de grands flux oc√©aniques. Ainsi les courants froids de Humboldt et de Cromwell y rencontrent le courant chaud de Panama, de quoi cr√©er un v√©ritable bouillon nourricier. Rajoutez √† cela l'influence des impr√©visibles ph√©nom√®nes climatiques El Ni√Īo et La Ni√Īa et vous obtenez l'un des plus riches √©cosyst√®mes marins du monde.

Par ailleurs, on pourrait s'attendre à découvrir des paysages tropicaux luxuriants et paradisiaques tels qu'ils en existent communément sous ces latitudes. Mais il n'en est absolument rien ! Et c'est la faute à la météo...
Leur situation g√©ographique g√©n√®re un climat "√©quatorial aride" atypique tr√®s particulier avec deux saisons : une saison chaude et √† peine pluvieuse (mais n√©anmoins la plus ensoleill√©e) de d√©cembre √† mai, et la "gar√Ļa" une saison plus fra√ģche et s√®che (et pourtant nuageuse et brumeuse) de juin √† novembre. Pour ce qui est de la baignade, c'est possible √† certains endroits, mais autant dire qu'il ne faut pas √™tre frileux !

Enfin, ces √ģles volcaniques jaillies des eaux √©taient vierges de toute forme de vie √† leur origine. Et pourtant une faune et une flore y sont apparues et s'y sont d√©velopp√©es par le plus grand des myst√®res. Celles qui ont r√©ussi √† survivre dans ce milieu hostile isol√© s'y sont adapt√©es au point d'en devenir end√©miques par le plus grand des miracles !
Les scientifiques pensent qu'avant la colonisation humaine, la vie n'a pu appara√ģtre aux Gal√°pagos que de trois fa√ßons : organismes vivants emport√©s par les vents,  flottant sur des morceaux de bois √† la d√©rive, ou transport√©s par des oiseaux.
Ensuite, il a fallu y survivre. La s√©lection naturelle a ainsi fait son Ňďuvre. Certaines esp√®ces animales et v√©g√©tales ont pu/su s'adapter, et chose encore plus √©tonnante, elles y ont √©volu√© diff√©remment sur chaque √ģle h√īte.
Ce phénomène extraordinaire a été constaté et étudié par Charles Darwin en 1835. Il en a élaboré sa célèbre théorie de l'évolution dans son ouvrage "L'origine des espèces par la sélection naturelle" paru quelques années plus tard.



DU MYTHE √Ä LA R√ČALIT√Č...

Dans l'imaginaire collectif, l'archipel des Gal√°pagos est un lieu mythique au go√Ľt de paradis perdu. Mais la r√©alit√© est toute autre ! Il ne faut pas s'attendre √† d√©barquer sur des √ģles tropicales aux eaux chaudes, aux plages de sable blanc et √† la v√©g√©tation luxuriante... Bien au contraire, ces bouts de terres d√©sol√©es sont inhospitali√®res.
En effet, il n'y a pratiquement pas d'eau douce et la terre n'y est pas fertile. Dans de telles conditions, la vie humaine est difficile. Et pourtant elle s'y est implant√©e et y vit (pour et) gr√Ęce au tourisme.

97% des √ģles constituent le Parc National. Seuls les 3% restant sont consacr√©s aux activit√©s √©conomiques et touristiques, donc "publics" et libres d'acc√®s. Autrement dit, le voyageur qui s'imagine pouvoir d√©couvrir toutes les merveilles des Gal√°pagos en autonomie et √† son rythme se met le doigt dans l’Ňďil...
Visiter les diff√©rentes √ģles du Parc sans √™tre accompagn√© par un Guide naturaliste agr√©√© est impossible.
Par ailleurs, dans un soucis de protection de cet √©cosyst√®me fragilis√© par l'afflux touristique (dont le nombre annuel est limit√©), seules quelques √ģles et certaines zones bien d√©limit√©es sont ouvertes aux petits groupes de visiteurs. Des sentiers balis√©s ont √©t√© am√©nag√©s la plupart du temps, et gare √† ceux qui s'amuseraient √† sortir du parcours ou √† ne pas suivre le groupe !
Enfin, les visites se font en journée et sont limitées dans le temps.



... ET POURTANT S'√ČMERVEILLER SUR CES √éLES ENCHANT√ČES...

Jamais on n'avait envisag√© spontan√©ment aller aux Gal√°pagos un jour. Mais lorsque l'on s'est d√©cid√© √† faire notre voyage en √Čquateur, on s'est dit qu'apr√®s tout c'√©tait l'occasion id√©ale. Et on a bien eu raison de faire cette extension avant de rentrer.
On a fait une croisière de quelques jours à bord du Galápagos Legend, et c'était top ! (pour les personnes concernées, prévoir de quoi soulager le mal des transports pour plusieurs jours... c'était ma première croisière et le mal de mer ne m'a pas quittée...)

Notre bateau : 90 passagers et 70 personnes pour l'équipage au petit soin.


Notre circuit a √©t√© le suivant : Seymour Norte / Santa Cruz Ouest / Floreana / Espa√Īola / San Cristobal / Santa Cruz Nord (voir itin√©raire en orange sur la carte ci-dessous).



La Cabine que nous avons eu était spacieuse et agréable. Les repas étaient copieux et variés. Le personnel naviguant était impeccable.



















Les journées d'excursions étaient optimisées, bien remplies et extrêmement organisées. Pour les sorties snorkeling, tout le matériel (dont les combi, nécessaires dans ces eaux pas très chaudes) était disponible sur le bateau.
La discipline quasi militaire imposée à tous pouvait surprendre au premier abord. Mais on s'est vite rendu compte que la logistique était redoutablement efficace, ce qui a permis à tout le monde de pouvoir profiter au maximum et de vraiment voir beaucoup de choses.
Le seul point négatif à nos yeux de touristes pas fortiches en langues : lors de notre croisière, les visites ne se faisaient qu'en espagnol ou en anglais car on était moins de 10 personnes francophones à bord, seuil à partir duquel un guide parlant français embarque sur le bateau. Alors autant dire que c'était franchement la galère, en plus d'être frustrant, de passer ses journées à essayer de comprendre le vocabulaire spécifique pour les explications scientifiques pleines de noms d'animaux et de plantes...

Il n'en reste pas moins que la d√©couverte des Gal√°pagos a √©t√© pour moi un enchantement qui restera grav√© √† jamais. La diversit√© de chaque √ģle visit√©e est stup√©fiante.
Alors qu'à la base je n'étais pas spécialement attirée par la vie de la faune sauvage (autant être honnête), contre toute attente je me suis surprise à être émerveillée telle une enfant face à des animaux et des oiseaux pas farouches qui se laissaient approcher de très près sans aucun problème.


Les deux √ģles qui m'ont le plus √©poustoufl√©e avec leur faune abondante sont SEYMOUR NORTE et ESPA√ĎOLA.
Les trois √ģles o√Ļ les paysages et la Nature m'ont le plus coup√© le souffle sont SANTA CRUZ, ESPA√ĎOLA et FLOREANA.

Voici en images ce qu'on peut d√©couvrir et rencontrer sur chaque √ģle visit√©e...





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BALTRA

 
Baltra est l'√ģle o√Ļ l'on atterrit puis o√Ļ l'on est transf√©r√© vers les embarcad√®res.



Dès l'approche aérienne, on prend conscience que les Galápagos ont des paysages qui sortent de l'ordinaire : sauvages et déserts !


juste une langue de sable blanc et des rochers volcaniques...



L'aéroport des Galápagos, c'est à vivre !!! On hallucine dès les pieds sur le tarmac... Le dépaysement cueille le voyageur dès sa sortie de l'avion.




Une fois toutes les formalit√©s drastiques d'entr√©e sur le Parc National pass√©es, une navette nous transf√®re √† l'embarcad√®re o√Ļ nous attendent les zodiacs charg√©s de nous emmener au bateau. L√†, un charmant comit√© d'accueil animalier est pr√©sent ! Premi√®re stup√©faction g√©n√©rale : les animaux n'ont absolument pas peur de l'Homme... Bienvenue au paradis des animaux.



les otaries sont quelque peu envahissantes ūüėĆ !!! Il y en a partout, et elles monopolisent tout !

 premi√®re vir√©e en zodiac : on apprend le rituel que l'on va refaire 4 fois par jour ! Une rigueur militaire un peu contraignante au d√©but, mais finalement tr√®s efficace et surtout indispensable pour ne pas perdre de temps avec la logistique !
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SEYMOUR NORTE


Premi√®re √ģle visit√©e, premier rendez-vous avec la nature sauvage et j'ai √©t√© instantan√©ment subjugu√©e et √©merveill√©e.
Je ne pensais pas qu'on s'approcherait d'aussi près des animaux et des oiseaux, ni qu'on en verrait autant et aussi facilement d'ailleurs. J'étais à milles lieues de m'imaginer que ça pouvait me faire autant d'effet ! C'était incroyable.
J'ai alors compris que j'allais revenir avec des souvenirs indélébiles, impérissables, gravés à jamais...

Seymour Norte est une √ģle basse et sans relief o√Ļ le d√©barquement se fait √† sec, en prenant soin toutefois d'enjamber les lions de mer (=otaries) qui monopolisent le chemin d'acc√®s et peuplent toute l'√ģle, et en √©vitant d'√©craser les crabes rouges √©carlates qui pullulent absolument partout !







 


Un sentier rocailleux d'un peu plus de 2 kms traverse l'√ģle et longe la c√īte rocheuse.
L'√ģle abrite la plus grande colonie de fr√©gates des Gal√°pagos. D'autres colonies d'oiseaux vivent l√†, comme par exemple des magnifiques fous √† pattes bleues qui nichent √† m√™me le sol un peu partout (les pattes ne deviennent bleues turquoise qu'√† l'√Ęge adulte), des mouettes √† queue d'aronde, des p√©licans, des tourterelles, des parulines (=fauvettes jaunes).


couple de fous à pattes bleues

fou à pattes bleues nourrissant son oisillon caché sous son aile

fou à pattes bleues


poussin de fou à pattes bleues et sa maman
instant magique...


poussin frégate dans son nid

fr√©gate m√Ęle en pleine p√©riode des amours ! et √ßa se voit !!!

fr√©gates m√Ęles

frégate femelle
 

fr√©gates m√Ęles en plein concours de s√©duction !

Mouette à queue d'aronde
Mouette à queue d'aronde

parade amoureuse de tourterelles des Galapagos
 

paruline

paruline

pélican


Sur les rivages et les rochers, on croise les emblématiques (et affreux) iguanes marins (sosies de Godzilla...) qui n'existent qu'aux Galápagos ! Ils passent leur temps à se réchauffer au soleil lorsqu'ils ne sont pas en train de brouter des algues au fond de la mer. Chose qui nous a étonnés : ceux qu'on a vus sont beaucoup plus petits que ce qu'on s'imaginait en regardant les reportages. Peut-être des bébés ? En fait, ceux vivant sur Seymour Norte font partie des plus petits de l'espèce, mesurant tout au plus une cinquantaine de centimètres, queue comprise.

iguane marin (bébé ?)


GodZilla, sors de ce corps !

une manucure s'impose !

Ils se partagent le territoire avec leurs cousins les iguanes terrestres, aussi laids mais beaucoup plus colorés, et beaucoup plus gros ! Ils sont inoffensifs et herbivores.

Coucou beauté fatale !

iguane terrestre




A c√īt√© de ces molosses, les petits l√©zards des laves ne font pas le poids...




Il y a évidemment des insectes (parfois bien pénibles...) et des araignées.




Et puis bien s√Ľr, les otaries √† fourrure et les lions de mers sont nombreux. Il y avait plein de b√©b√©s trop mignons. Activit√© pr√©f√©r√©e de ces bestioles : dormir !







énième moment magique !!!


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SANTA CRUZ


√éle la plus peupl√©e, deuxi√®me plus grande de l'archipel, elle en est le centre √©conomique. L'activit√© touristique y est importante, surtout gr√Ęce √† la pr√©sence de la Station scientifique Charles Darwin  pr√®s de la petite ville Puerto Ayora au Sud. Le Si√®ge des Bureaux du Parc National se trouve √©galement l√†.

Nous avons visité deux sites sur Santa Cruz : La Colline du Dragon (Dragon Hill) au Nord Ouest et la Pointe Carrion (Carrion Point) au Nord.


La Colline du Dragon.



D√©barquement √† sec, √† c√īt√© d'une plage qui m'a laiss√©e sans voix. C'est l'un des endroits visit√©s o√Ļ les paysages m'ont le plus subjugu√©e... Les contrastes de couleurs √©taient √† couper le souffle. Un gros regret de ne pas avoir du mat√©riel photographique suffisamment pro pour neutraliser la trop grande luminosit√© ambiante qui r√©gnait et qui affadit toutes les couleurs... Le rendu image est un peu "d√©cevant", car c'√©tait absolument merveilleux l√†-bas.




A peine remis de l'émotion visuelle dès le débarquement, nous avons assisté à un moment sensationnel. Les fous à pattes bleues sont ces oiseaux qui plongent tous ensemble en torpille pour pêcher. C'est très impressionnant à voir en vrai, surtout quand on se retrouve au milieu !!! Dès qu'ils ressortent avec le bec plein, les frégates arrivent et les attaquent pour leur voler leurs poissons... car les frégates ne savent pas pêcher (plumage incompatible avec l'eau).




Le site de Dragon Hill est réputé être redevenu le territoire privilégié des iguanes terrestres décimés pendant longtemps par les chèvres, chats et autres chiens ("importés" par les humains) devenus sauvages. Il est vrai que ces reptiles hideux ne manquent là-bas, avec leurs cousins les iguanes marins (variété plus grosse que sur Seymour Norte), mais il n'y a pas que ça à voir.
Avec les incontournables et envahissants crabes rouges (qui ne deviennent rouges qu'√† l'√Ęge adulte, avant √ßa, ils sont noirs), on peut y observer des p√©licans, des otaries fac√©tieuses faisant leur aquagym aux c√īt√©s d'iguanes marins revenant de leur festin sous-marin.


otarie

non non, ce n'est pas le monstre du LochNess qui était en vacances aux Galapagos !!! Ce n'est qu'un iguane marin qui barbote
 



Monsieur Pélican attend son heure...

...pour prendre son majestueux envol !


b√©b√© crabe qui deviendra rouge √† l'√Ęge adulte

iguane terrestre, bien gros !



iguane terrestre, absolument ignoble !


Depuis la plage de l'embarcadère, un sentier traversant une "forêt" aride de grands cactus, d'arbres odorants Palo Santo et de diverses plantes grasses, rejoint des lagunes dont la particularité est l'extrême salinité de leur eau, bien plus salée que l'océan.
On peut parfois y observer des flamants rose, mais il n'y en avait pas lors de notre passage.
On trouve aussi les fameux pinsons de Darwin (esp√®ce end√©mique diff√©rente sur chaque √ģle de l'archipel), des grands h√©rons bleus, des sauterelles, des oiseaux moqueurs des Gal√°pagos.
Le sentier se poursuit vers la Colline du Dragon (lieu de nidification des iguanes terrestres), au milieu d'une v√©g√©tation changeante vraiment tr√®s particuli√®re, plut√īt indescriptible, mais toujours avec des couleurs contrast√©es presque irr√©elles.
Bref, j'ai adoré cette randonnée au milieu de cette Nature féérique.


pinson de Darwin

grand héron bleu
oiseau moqueur des Gal√°pagos



cette bestiole est vraiment hideuse ! Heureusement qu'elle est inoffensive.

iguane marin traversant la lagune
iguane marin se réchauffant sur les rochers au bord de la lagune




fleur de coton des Gal√°pagos : vari√©t√© n'existant que sur cette √ģle-l√†






"être au bout du monde"... c'est un peu ce qu'on a ressenti là-bas !



















terre rouge et aride : pas d'eau douce sur ces √ģles, la vie est un v√©ritable myst√®re (miracle ?) !





Pointe Carrion.

Aucun débarquement possible ici. Située à l'entrée du canal d'Itabaca, cette zone aux eaux turquoise est un endroit magique, idéal pour pratiquer la plongée et le snorkeling.
De nombreuses otaries rejoignent les plongeurs en herbe qui s'émerveillent dans cet aquarium naturel. Les requins à pointe blanche y sont nombreux mais parfaitement inoffensifs. Une multitudes de poissons de toute sorte vit là. On peut y voir aussi des raies et des tortues marines.



Je n'ai pas particip√© √† cette sortie aquatique, contrairement √† Phil√©as qui a fait du snorkeling (avec combi) dans ces eaux tr√®s fra√ģches. Dire qu'il en est revenu enchant√© et √©merveill√© est un euph√©misme !

aquarium naturel

requin à point blanche : sensation garantie !

 

otarie facétieuse




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FLOREANA


Floreana est l'une des √ģles les plus au Sud de l'archipel des Gal√°pagos. C'est aussi celle qui a √©t√© colonis√©e en premier au d√©but du XIX√®me si√®cle. De nos jours, seul le village de Puerto Velasco Ibarra (sur la c√īte Ouest) est habit√© par √† peine plus d'une centaine de personnes.


Cette √ģle est reconnue pour sa v√©g√©tation end√©mique comme la fleur de la passion et le pal√©tuvier √† fleurs.

Nous y avons seulement visité la Pointe Cormoran (Cormorant Point).




Pour atteindre le site, le zodiac passe non loin de la Corona del Diablo (Couronne du Diable), un ancien c√īne volcanique √©rod√© par les vagues. Le r√©cif corallien qui s'y est d√©velopp√© est l'un des lieux les plus r√©put√©s pour le snorkeling et la plong√©e. D'importantes colonies d'oiseaux marins nichent l√† √©galement.


Arrivés à la Pointe Cormoran, le débarquement mouillé se fait sur la fameuse plage de sable vert. La raison de cette couleur singulière est la présence de cristaux d'olivine dans la pierre volcanique. Pour être tout-à-fait honnête, il faut vraiment le savoir car ça ne saute pas spontanément aux yeux à priori ! Une fois qu'on le sait, on parvient effectivement à distinguer les nuances, les reflets...


En arrivant vers la plage, on découvre qu'il y a énormément d'otaries ici ! Les lions de mer sont joueurs, mais ils sont avant tout les champions de la sieste...
Le snorkeling se pratique le long des rochers.




imperturbables...



il y avait des tortues de mer aussi

Ce site se caractérise par la présence, au-delà de la plage bordée de palétuviers, d'une immense lagune peuplée par une grande et réputée colonie de flamants rose des Galápagos endémiques. Pas de bol pour nous, toute cette colonie était partie en vacances manifestement, on n'en a pas vu la moindre plume d'un !
Le sentier continue apr√®s cette lagune (sans flamant ce jour-l√† donc...) et rejoint une autre plage de l'autre c√īt√© de la Pointe Cormoran. Celle-ci est tr√®s diff√©rente : plus sauvage, battue par les vagues, faite de sable de coraux blancs. Des tortues de mer vertes viennent y pondre. On peut observer √©galement des raies, des crabes rouges, des grands h√©rons bleus, des h√©rons des Gal√°pagos, des Parulines, des l√©zards des laves, de nombreux oiseaux migrateurs du littoral.


le crabe rouge est un cannibale ! Il dévore ses congénères...


héron des Galápagos
l√©zard des laves : seule la femelle a cette t√Ęche rouge.
grand héron bleu
on ne le présente plus...
à fond avec 2 de tension...
paruline s'apprêtant à faire sa toilette...
bloubloubloublou
paruline propre comme un sou neuf !


lagune peuplée de flamants rose (normalement...)

voil√† ce qu'on aurait d√Ľ voir dans cette lagune...
source photo : http://lasislasdelmundo.blogspot.fr/2014/10/floreana.html




Leocarpus pinnatifidus : esp√®ce de marguerite end√©mique √† l'√ģle Floreana










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ESPA√ĎOLA  ūüėć ūüíü


Espa√Īola est une petite √ģle isol√©e se situant au Sud-Est de l'archipel.
Elle fait partie des plus anciennes √ģles des Gal√°pagos (les g√©ologues estiment son √Ęge √† pr√®s de 4 millions d'ann√©es), mais aussi des plus plates et des moins √©merg√©es. Il ne s'agit ni plus ni moins que d'un bloc de champs de lave solidifi√©e d'une soixantaine de km² pouss√© √† la surface de l'oc√©an par l'intense activit√© volcanique sous-marine (qui, de nos jours, n'existe plus depuis longtemps de ce c√īt√© de l'archipel).


Espa√Īola a √©t√© mon plus gros coup de cŇďur, tant au niveau de la beaut√© du site qu'au niveau de la faune foisonnante richissime !
Les paysages sont d'une beauté sauvage époustouflante, avec toujours ces contrastes stupéfiants de couleurs entre le sable blanc, les galets anthracites, les rochers volcaniques noirs, le vert de la végétation et des algues, le bleu turquoise de la mer.


Les animaux et les oiseaux pullulent sur cette √ģle tellement isol√©e que la concentration d'esp√®ces end√©miques bat des records.

D'importantes colonies d'oiseaux marins y nichent. La plus r√©put√©e est celle des albatros ondul√©s. Ils sont rares, n'habitent que sur espa√Īola, et sont observables en nombre (en couple roucoulant ou couvant) surtout entre mai et d√©cembre, p√©riode pendant laquelle presque tous les autres albatros de la plan√®te se retrouvent ici pour se reproduire.

Les albatros sont des oiseaux majestueux avec leur long bec jaune, leur t√™te blanche, leur corps brun et leurs pattes d'un bleu p√Ęle gris√Ętre. Leur esp√©rance de vie est de 30/40 ans. Ils sont aussi tr√®s gros : leur envergure peut atteindre 2,5 m et ils peuvent peser jusqu'√† 4 kg. Leur gabarit les handicape quelque peu lorsqu'il s'agit de s'envoler... Ils sont patauds pour se d√©placer jusqu'√† leur "piste de d√©collage/atterrissage" d'o√Ļ ils se mettent √† "courir" ailes d√©ploy√©es pour prendre le vent et s'√©lancer du haut des falaises. Ils planent plus qu'ils ne volent, √† grande vitesse, ce qui leur pose des probl√®mes lors des atterrissages souvent "sportifs" s'apparentant plus √† des cascades...


Les albatros sont monogames et chaque couple form√©, c'est pour la vie ! La parade amoureuse vaut vraiment le d√©tour. Les amoureux marchent l'un vers l'autre en se dandinant, levant les pattes et balan√ßant exag√©r√©ment leur t√™te d'un c√īt√© et de l'autre. Les retrouvailles faites, le ballet nuptial peut commencer. Les becs se touchent, se cognent bruyamment, font des cercles l'un autour de l'autre, on dirait qu'ils s'embrassent. Ils se caressent le plumage en poussant des cris sonores. Toujours face √† face, les becs claquent s√®chement dans l'air. Les caqu√®tements se font de plus en plus intenses et rythment la chor√©graphie qui se d√©roule sous nos yeux √©bahis. L'un des deux (la femelle je suppose) finit par se poser au sol cou et t√™te tendus vers son partenaire qui crie de plus belle, comme s'il hurle son d√©sir ardant ! La parade se r√©p√®te inlassablement et dure plusieurs jours avant le passage √† l'acte.
On a eu la chance inou√Įe d'assister √† ce spectacle incroyable, notamment la sc√®ne du flirt et des pr√©liminaires, mais pas celle de la conclusion de l'affaire ūüėĀ...
 
retrouvailles avant parade nuptiale sonore !!!
ils s'embrassent bruyamment

il lui crie son désir
atelier couvaison !


La femelle ne pond qu'un seul Ňďuf par an dans un creux √† m√™me le sol, cette esp√®ce ne faisant pas de nid. La couvaison est assur√©e √† tour de r√īle par le m√Ęle et la femelle. Les petits ont un duvet laineux beige .








Sur Espa√Īola, nous avons visit√© le site de la Pointe Suarez (Suarez Point). Le d√©barquement s'y fait √† sec d√©sormais, sur une plage pr√®s d'un petit phare jaune.




 

 
De l√† d√©marre une boucle d'environ 2 kms. L'exploration √† pied demande un minimum d'attention pour regarder o√Ļ l'on pose les pieds lorsque l'on crapahute sur les "sentiers" tr√®s rocailleux, sinon c'est la chute et/ou l'entorse assur√©e... Et puis surtout il faut √©viter de pi√©tiner les tas d'iguanes marins noirs et rouges qui s'amoncellent partout pour prendre le soleil !!!


embouteillage monstre au départ du sentier d'exploration !!! Impossible de passer, il a fallu faire un détour et marcher avec précaution dans les buissons pour pouvoir les contourner.


quand ils sont presque entièrement rouges, ça signifie que leur sang s'est suffisamment chauffé au soleil, et qu'ils peuvent retourner brouter les algues au fond de l'eau.
non vraiment, c'est ignoble ! Surréaliste...


Comme la topographie de l'√ģle est plut√īt plate mais l√©g√®rement inclin√©e, les c√ītes sont tr√®s diff√©rentes. Ainsi, durant la balade, on passe de plages de sable blanc bord√©es de rochers ou de plages de galets d'un c√īt√©, √† des falaises abruptes dangereuses de l'autre, apr√®s avoir travers√© de vastes √©tendues arides √† la v√©g√©tation tr√®s particuli√®re.

















Du haut des falaises, un phénomène naturel est à découvrir, de préférence lors de la marée haute pour que ce soit vraiment spectaculaire : le "trou souffleur". De l'eau de mer s'engouffre dans les failles rocheuses lorsque les vagues s'y fracassent, puis elle en ressort en geyser vertical pouvant atteindre plus de 20 mètres de haut.





Tout au long de la randonnée, outre les iguanes marins, on peut croiser des serpents des Galápagos, des scolopendres énormes, des lézards des laves, les incontournables crabes écarlates, et les lions de mer qui, lorsqu'ils ne piquent pas un roupillon sur la plage, accueillent les visiteurs en escortant leur zodiac dans l'eau.





On peut √©galement observer des fous masqu√©s, des fous √† pattes bleues, plusieurs esp√®ces de pinsons, des mouettes √† queue d’aronde, des buses, des merles moqueurs, des hu√ģtriers, des h√©rons des laves, des tourterelles ou encore des pha√©tons √† bec rouge.

fou masqué

otarie à fourrure

mouette à queue d'aronde
phaéton à bec rouge
phaéton à bec rouge
phaéton à bec rouge


fou à pattes bleues
pélican des Galápagos
pélican venant de pêcher, la poche sous son bec est pleine

serpent des Gal√°pagos
serpent non venimeux

lézard des laves
 

 


redoutable scolopendre

moqueur de Gal√°pagos
tourterelles
l'otarie de gauche tète sa maman à droite : le bruit que ça faisait était impressionnant !
Les otaries sont allaitées jusqu'à leur 3 ans.




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SAN CRISTOBAL


Premi√®re √ģle visit√©e par Charles DARWIN lors de son voyage sur le Beagle, San Cristobal est le centre administratif de tout l'archipel, avec la capitale provinciale Puerto Baquerizo Moreno situ√©e au Sud-Ouest de l'√ģle.

La seule source d'eau potable de tous les Gal√°pagos, la laguna el junco, un lac aliment√© par les eaux de pluie, se trouve ici sur les hauteurs au Sud de l'√ģle, dans un petit crat√®re √† l'int√©rieur d'une grande caldeira de volcan.

Le débarquement se fait à sec directement au port.
Avant même d'accoster, des panneaux accueillent les visiteurs d'un orgueilleux
"Bienvenue √† San Cristobal / Gal√°pagos, 
la capitale du paradis"...

S'il est vrai que les Gal√°pagos sont un v√©ritable paradis animalier (mais pour combien de temps encore ?...) o√Ļ l'√©merveillement ne l√Ęche pas le voyageur, ce n'est pas √† Puerto Baquerizo Moreno que j'ai atteint le nirvana ! Je n'ai gu√®re trouv√© d'attrait ni d'int√©r√™t particulier √† ce petit village de p√™cheurs color√©, si ce n'est la pr√©sence insolite de nombreuses otaries vivant en harmonie avec l'esp√®ce Humaine. Les lions de mer squattent les trottoirs, les bancs publics, les pontons, pour y assouvir leur passion : la sieste !






rue principale...




Si le charme n'a pas opéré ici, c'est sans doute aussi parce qu'on n'y a fait que deux visites beaucoup plus "conventionnelles" (pas de dépaysement ni d'émerveillement au programme). Néanmoins, elles sont à faire :

- le Centre d'interpr√©tation est un incontournable pour tout comprendre de l'archipel des Gal√°pagos. Des expositions interactives y sont propos√©es et fournissent des informations sur l'histoire, la g√©ologie, les √©cosyst√®mes, la faune, la flore, bref toute la biodiversit√© des √ģles.
 
- la Galapaguera de Cerro Colorado o√Ļ l'on peut observer les fameuses tortues g√©antes des Gal√°pagos y (sur)vivant en semi-libert√©. Un programme de reproduction y est men√© pour sauvegarder les quelques esp√®ces existantes. On a pu y voir la tortue "George le solitaire" avant qu'elle ne meure en juin 2012 ; elle √©tait la derni√®re, son esp√®ce s'est √©teinte avec elle...
Les tortues endémiques sont l'emblème de l'archipel qui porte d'ailleurs leur nom, "Galápagos" signifiant "tortues" en espagnol.













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Si un jour vous pr√©voyez de voyager en √Čquateur, alors surtout offrez-vous une parenth√®se aux Gal√°pagos, c'est EXTRAORDINAIRE l√†-bas, vous ne le regretterez pas ! 
√Čmerveillement garanti !!!







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2 commentaires:

  1. Merci pour cet article passionnant, qui tord le coup à quelques mythes, mais qui continue de faire rêver malgré tout ! les animaux que tu as vus sont démentiels... j'en rêve !

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    1. ça vaut vraiment le coup d'y aller, alors n'hésite pas, avant qu'il ne soit trop tard et que l'accès soit interdit... Je n'ai vu qu'une infime partie des richesses des Galápagos, et pouvoir y retourner pour compléter l'exploration, ne me dérangerait pas du tout !

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